Notre gouvernement vient d’adopter l’“indexation en centimes”, contre l’avis d’une grande majorité de la population et surtout contre la volonté des forces actives patrons et syndicats. En clair, il s’agit d’un saut d’index partiel. Dès ce 1er juin 2026, l’indexation automatique est plafonnée pour les salaires supérieurs à 4.000 € brut.
On nous présente évidemment ça comme une mesure indispensable, ciblée et raisonnable. Mais il ne faut pas se tromper : il s’agit bien d’une mesure qui vise à casser un instrument de notre système économique qui fonctionne bien et qui permet de maintenir le pouvoir d’achat et donc un minimum de croissance économique. L’indexation automatique des salaires n’est pas un privilège. Ce n’est pas non plus un cadeau. C’est ce qui permet aux travailleuses et aux travailleurs de ne pas perdre trop brutalement leur pouvoir d’achat quand les prix augmentent. Ce n’est pas un outil de correction des inégalités salariales mais un outil pour contrer la dévaluation de la monnaie. Aujourd’hui, avec 1 euro — 40 anciens francs belges — on ne peut même plus s’acheter un pain. Voilà la réalité toute simple que les beaux discours budgétaires essaient de faire oublier. Cette mesure est une ineptie économique qui au lieu de réduire l’endettement public va l’augmenter !
