Les bonnes nouvelles ne sont pas légion, alors quand il y en a, autant en profiter ! Le EU Tax Observatory, renommé tout récemment International Tax Observatory, vient d’organiser deux jours de conférence sur l’évaluation de l’échange automatique d’informations fiscales.
Le principe est simple : dès que le résident d’un pays ouvre un compte et procède à des transactions financières dans un autre pays, le fisc de son territoire d’origine en est automatiquement informé. De quoi remettre en cause le secret bancaire et contraindre les plus riches à rapatrier leur argent pour qu’il soit effectivement taxé. Et ça marche !
Une vingtaine de spécialistes sont intervenus et il était assez impressionnant de voir les universitaires mobiliser les mêmes méthodes – une vraie communauté de chercheuses et chercheurs a émergé sur le sujet – pour travailler sur les données confidentielles qu’ils ont pu obtenir au Danemark, en Norvège, en Equateur, en France, en Colombie. Comme l’a résumé l’un d’entre eux, « l’évasion fiscale n’est pas une loi de la nature d’un monde globalisé ».
