Une offensive du gouvernement provisoire syrien et de groupes islamistes associés est en cours contre l’AANES, Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (familièrement et anciennement Rojava), pilotée par les Kurdes.

La presse est formidablement discrète sur cette violence qui vise à détruire une réponse politique innovante : un gouvernement progressiste, féministe, multi-ethnique et multi-confessionnel et s’en prend ainsi aussi à une culture de 40 millions d’humains privés d’un État et répartis sur quatre territoires (Turquie, Iran, Irak, Syrie).

Comme le souligne aussi Pierre Eyben (Facebook mardi 20 et mercredi 21 janvier), des gangs islamistes, maintenant ouvertement soutenus par les régimes de deux présidents-dictateurs (Al-Chaara et Erdogan), reprennent les massacres, les déportations / nettoyage ethnique là où les combattant·es de l’AANES avaient pu arrêter la progression de l’État islamique (rappelons qu’elles et ils ont été, contre l’EI, la force déterminante au sol, dans des interventions qui leur ont coûté dix mille morts). Aujourd’hui les prisons sont ouvertes, et parmi les détenus lâchés dans la nature, combien de terroristes potentiels, dont beaucoup sont des ressortissants européens ?


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