Théâtre & débat : Le CETA, l’Europe, le Canada, la Wallonie, et moi dans tout cela ?
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Petit retour en arrière… 1944. Année du Pacte Social, le grand compromis, entre les employeurs et les syndicats, entre le capital et le travail sur la répartition de la richesse produite dans notre pays. De là, découle la création de notre système de protection sociale qui est l’organisation légale d’un système global de sécurité sociale. Le compromis politique conclu à l’époque était le suivant : d’une part, faire régner la paix sociale comme condition de l’augmentation de la productivité, de la croissance et des profits. Il s’agit donc de la reconnaissance des bases capitalistes de l’économie. Et d‘autre part, mettre en place les mécanismes d’un nouveau partage des richesses produites dans ce cadre, principalement la Sécurité sociale et la négociation collective de hausses salariales. Il s’agit de la reconnaissance du fait social et du fait syndical. En clair, les gains de productivité financent la Sécurité sociale et la revalorisation salariale. Ce système permet d’assurer les travailleurs contre les aléas de la vie qui peuvent arriver à tout un chacun, à savoir : la maladie, le chômage, l’accident de travail, la vieillesse, …

Ce petit rappel n’est pas inutile, vu les attaques que subit ce système actuellement.

Tout en reconnaissant qu’il n’est pas parfait, la plus-value de notre système de protection sociale n’est plus à démontrer (protéger les gens de la misère, amortisseur lors des crises, etc.). Malheureusement, les diverses mesures prises ces dernières décennies par les gouvernements l’ont affaibli et ont rompu l’équilibre qui avait été trouvé.

Les diverses mesures prises ces dernières décennies par les gouvernements ont affaibli notre système de protection sociale et ont rompu l’équilibre qui avait été trouvé.

Dans ce baromètre, nous essayons de démontrer qu’il y a des points à améliorer et de proposer des alternatives réalistes. Notre approche vise à mettre l’accent sur la qualité de la vie, au sens large du terme. En effet, défendre la qualité de vie, c’est aller plus loin que défendre le pouvoir d’achat. La vie c’est aussi des conditions de vie décentes, une cohésion sociale, un environnement sain, etc.

Faisons connaissance avec Leila, qui sera le fil conducteur de notre récit. Leila a 24 ans et est née
de parents belgo-algériens. Elle est diplômée en droit depuis l’an dernier et vient juste de décrocher
son premier emploi. Elle habite avec son père, sa mère et ses deux frères dans une modeste maison
mitoyenne de Bruxelles. Sa mère, âgée de 52 ans, est aide-soignante à temps partiel dans une maison
de repos privée. Son père, 58 ans, est invalide à la suite d’un accident de travail. Leila et sa famille
nous guident à travers ce récit. Derrière les statistiques se cachent des gens, du bonheur, mais aussi
des problèmes humains. Ces personnages évoluent dans le contexte socio-économique actuel, que nous
présenterons dans le premier chapitre.

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