L’alimentation peut-elle devenir une huitième branche de la sécurité sociale ? Cette analyse explore les crises alimentaires actuelles – surproduction mondiale, famines persistantes, précarité et maladies liées à l’agro-industrie riche en sucres et graisses – qui touchent même les pays riches malgré l’abondance.
Face à ces défis, la Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA) propose un droit universel : 150 € par mois et par adulte (75 € pour les enfants), versés sur une carte dédiée à des produits et acteurs conventionnés selon des critères durables, éthiques et locaux (bio, circuit court, emplois décents).
Financée par cotisations sociales élargies, taxes sur multinationales agroalimentaires et produits malsains, elle s’appuie sur l’universalité, la solidarité et des caisses locales gérées démocratiquement, comme les pilotes LA CLASS à Schaerbeek ou SSA Outremeuse.
Juridiquement viable en s’intégrant à la sécurité sociale pour contourner les règles européennes de concurrence, son déploiement graduel sur 16 ans (coût estimé 20 milliards €) lie justice sociale, transition écologique et souveraineté alimentaire.
