2,4 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, sont des utilisateurs de Facebook. En 15 ans, la firme numérique a réussi ce dont les services de renseignements n’ont pu que rêver : établir une fiche numérique d’un tiers de la population mondiale, comprenant leurs vrais noms, centres d’intérêt et déplacements. C’est la plus grande base de données privée au monde.

Désormais, le géant de la technologie veut passer à l’étape supérieure : avec l’introduction prévue de sa monnaie numérique, le Libra, Facebook veut pénétrer dans la partie de notre sphère privée qui lui était jusqu’alors inaccessible. “Plus rapide, plus pratique et moins cher ” – telles sont les avantages promis par Facebook pour promouvoir son dernier mégaprojet. En plus du partage d’informations, le groupe entend désormais opérer des paiements numériques vers le monde entier, via son interface de paiement et libellés dans sa propre unité de compte. Le Libra est ainsi présenté comme un progrès pour les quelque 1,7 milliard de personnes à qui Facebook promet un usage facilité des transactions de paiement.

Aujourd’hui déjà, Facebook semble être une gigantesque sangsue de données. La puissance des géants du numérique est telle qu’elle semble presque incontrôlable. Si l’accès aux données sensibles de paiement leur est acquis, chacun d’entre nous – la société dans son ensemble – deviendra dangereusement dépendant à leur égard– de façon encore plus préoccupante que nous ne le sommes déjà vis-à-vis des grandes banques.  Nous devons absolument empêcher que cela ne se produise !

Bien que nombre de politiciens et régulateurs financiers semblent avoir pris conscience des risques, les timides propositions de régulation et les mises en garde ne suffisent pas. Une fois que le Libra sera lancé, la stratégie de Facebook sera d’en généraliser rapidement l’usage et d’en accroître ainsi le pouvoir- fidèle à son slogan : “agir vite et casser les codes“.

C’est pourquoi nous demandons à la présidente récemment élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l’actuel président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, et à la candidate à sa succession, Christine Lagarde, de stopper la monnaie privée Libra avant sa mise en circulation. Opposez-vous à Facebook et limitez son pouvoir insidieux !

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