Un autre monde est possible !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez nos nouvelles une fois par semaine !


Reprendre le contrôle du numérique

Partout en Europe, les mêmes constats émergent : le numérique et l’intelligence artificielle sont en train de transformer nos sociétés, mais pas forcément dans l’intérêt du plus grand nombre.

Des initiatives récentes d’Attac Allemagne et de Global Justice Now le montrent clairement : la question numérique est devenue une question politique centrale.

Contre l’emprise des géants du numérique

Avec sa campagne « Le futur numérique nous appartient », Attac Allemagne alerte sur un phénomène majeur : la concentration du pouvoir technologique entre les mains de quelques multinationales. Ces entreprises contrôlent les données, les infrastructures et orientent l’innovation selon une logique de profit plutôt que d’intérêt général.

Leur influence dépasse largement l’économie : elle touche à la démocratie, au travail, à l’environnement et à nos vies quotidiennes. Face à cela, Attac appelle à une démocratisation du numérique, à la reprise en main des infrastructures et à un encadrement strict de l’intelligence artificielle.

Refuser la dérive sécuritaire et autoritaire

De son côté, Global Justice Now, avec une déclaration européenne contre Palantir, met en lumière un autre danger : l’intégration de technologies de surveillance dans les institutions publiques.

Palantir, entreprise américaine liée aux domaines militaire et sécuritaire, développe des outils capables de traiter massivement des données sensibles via des algorithmes opaques. Leur utilisation dans la santé, la police ou la défense pose des questions fondamentales :

  • surveillance de masse
  • biais et discriminations
  • privatisation des décisions publiques
  • dépendance technologique vis-à-vis d’acteurs étrangers

Pour Global Justice Now et de nombreuses organisations européennes, ces technologies n’ont pas leur place dans des démocraties qui prétendent protéger les droits fondamentaux.

À Liège aussi, le débat est lancé

Ces préoccupations ne sont pas abstraites. À Liège, plus précisément à Seraing, nous avons nous aussi voulu ouvrir ce débat à travers un cycle de conférences consacré à l’intelligence artificielle.

Organisé avec le Cercle Leonardo Da Vinci, ce cycle a abordé différentes dimensions :

  • les risques démocratiques de l’IA
  • les enjeux économiques et militaires
  • les dimensions géopolitiques et géoéconomiques
  • les limites de notre compréhension des systèmes d’IA
  • et même la question provocatrice d’un possible « technofascisme »

Ces rencontres ont permis de montrer que l’IA n’est pas seulement une question technique : c’est un enjeu de pouvoir, de société et de démocratie.

Un combat commun

Ce qui relie ces initiatives en Allemagne, au Royaume-Uni et ici en Belgique est clair :
le refus de laisser le futur numérique être dicté par quelques grandes entreprises ou par des logiques sécuritaires.

Il s’agit au contraire de défendre :

  • un numérique au service du bien commun
  • des infrastructures publiques et démocratiques
  • des droits numériques effectifs
  • et un contrôle citoyen sur les technologies

Reprendre la main

Le numérique n’est pas neutre. Il reflète des choix politiques.

Aujourd’hui, ces choix sont trop souvent confisqués. Mais partout en Europe, des résistances s’organisent, des débats s’ouvrent, des alternatives se construisent.

À nous de les faire vivre.

Catégories : , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *