{"id":729,"date":"2026-02-19T11:48:49","date_gmt":"2026-02-19T10:48:49","guid":{"rendered":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/?p=729"},"modified":"2026-03-13T10:43:27","modified_gmt":"2026-03-13T09:43:27","slug":"stage-dassistante-sociale-ce-que-je-netais-pas-prete-a-accepter","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/2026\/02\/19\/stage-dassistante-sociale-ce-que-je-netais-pas-prete-a-accepter\/","title":{"rendered":"Stage d\u2019assistante sociale : ce que je n\u2019\u00e9tais pas pr\u00eate \u00e0 accepter"},"content":{"rendered":"\n<p>03\/02\/26 &#8211; Carte blanche <a href=\"https:\/\/pro.guidesocial.be\/articles\/carte-blanche\/article\/stage-d-assistante-sociale-ce-que-je-n-etais-pas-prete-a-accepter?fbclid=IwY2xjawP731NleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEevVV1fi3bwLClidvHUBqRUqroVWiLsjL4asZGCuUnRhGCzVT5teMyoeX-UI0_aem_I0TI60qYYz9FT3PY3biZbA\">https:\/\/pro.guidesocial.be\/articles\/carte-blanche\/article\/stage-d-assistante-sociale-ce-que-je-n-etais-pas-prete-a-accepter?<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le stage joue un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la formation d\u2019une future assistante sociale : c\u2019est le moment o\u00f9 la th\u00e9orie rencontre la r\u00e9alit\u00e9 \u2014 et parfois le choc. J\u2019entame ce stage avec l\u2019engagement de contribuer \u00e0 un m\u00e9tier fond\u00e9 sur des valeurs humaines profondes. Tr\u00e8s vite, ce que j\u2019observe me trouble, profond\u00e9ment. Ce texte est donc un cri. Un cri de d\u00e9tresse. Un cri de col\u00e8re face \u00e0 des pratiques institutionnelles qui, \u00e0 mes yeux, trahissent l\u2019essence m\u00eame du travail social. J\u2019ai choisi de rester debout. De dire. D\u2019affirmer que les valeurs auxquelles je crois \u2014 la dignit\u00e9, le respect, l\u2019humanit\u00e9 \u2014 restent essentielles. C\u2019est l\u00e0 mon positionnement professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019id\u00e9al bris\u00e9 : quand la pratique institutionnelle trahit les principes du travail social<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le stage est souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme le passage permettant de confirmer une vocation et de comprendre comment le m\u00e9tier se vit r\u00e9ellement sur le terrain. Pourtant, mon exp\u00e9rience en CPAS r\u00e9v\u00e8le un \u00e9cart profond entre les valeurs qui fondent le travail social, telles qu\u2019elles sont enseign\u00e9es dans les \u00e9coles sociales, et certaines pratiques observ\u00e9es au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s rapidement, une question s\u2019impose : \u00ab Comment m\u2019investir dans un stage dont les pratiques me heurtent ? \u00bb Et derri\u00e8re elle, une autre : \u00ab Comment trouver ma place dans un cadre qui semble s\u2019\u00e9loigner du v\u00e9ritable travail social ? \u00bb Je ne parviens pas \u00e0 reconna\u00eetre dans les pratiques institutionnelles les fondements du travail social tels que je les ai appris. Rien ne me pr\u00e9pare \u00e0 endosser un r\u00f4le marqu\u00e9 par le contr\u00f4le, la suspicion ou la d\u00e9nonciation. Le malaise ressenti est profond. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un stage d\u00e9plaisant mais d\u2019une exp\u00e9rience qui heurte ma conception de l\u2019humain et surtout de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Rentrer chez moi, retrouver mon confort, apr\u00e8s avoir assist\u00e9, malgr\u00e9 moi, \u00e0 des pratiques qui fragilisent davantage des personnes d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9caris\u00e9es m\u2019est inconcevable.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s vite, je comprends que ce stage est un v\u00e9ritable s\u00e9isme int\u00e9rieur. Comme si deux univers se superposent sans jamais se rejoindre : celui de la formation o\u00f9 l\u2019on parle dignit\u00e9 humaine, lien social, \u00e9thique, justice sociale et accueil, et celui du terrain o\u00f9 d\u2019autres dynamiques semblent dominer, des d\u00e9marches \u00e9loign\u00e9es de l\u2019accompagnement tel qu\u2019on nous l\u2019enseigne.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors j\u2019\u00e9cris chaque soir, pour rester fid\u00e8le \u00e0 mes valeurs et pour tenir debout.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019accueil : une distance qui commence avant m\u00eame l\u2019entretien<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette question de l\u2019accueil est l\u2019un des premiers chocs. Dans ma formation, on m\u2019apprend que l\u2019accueil est un acte fondamental du travail social : un moment o\u00f9 l\u2019on s\u2019assoit avec la personne, o\u00f9 l\u2019on cherche un regard, un souffle commun, une mani\u00e8re d\u2019ouvrir un espace humain. Sur le terrain, toutefois, l\u2019accueil commence derri\u00e8re une vitre, dans une pi\u00e8ce \u00e9troite et froide o\u00f9 la personne se retrouve isol\u00e9e dans un petit sas s\u00e9curis\u00e9. Avant m\u00eame que le premier mot soit prononc\u00e9, la distance est d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce est coup\u00e9e en deux par une paroi transparente mais infranchissable, renforc\u00e9e par une structure m\u00e9tallique qui emp\u00eache m\u00eame de se voir correctement. C\u2019est comme si la personne doit \u00eatre tenue \u00e0 distance, comme si son humanit\u00e9 peut repr\u00e9senter un danger.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis Pauline arrive. Son visage est marqu\u00e9 de coups, ses jambes pleines d\u2019h\u00e9matomes, sa voix h\u00e9sitante essaie de trouver un passage \u00e0 travers la vitre. Elle bouge la t\u00eate pour tenter de voir qui lui parle, pour deviner une expression, un signe de compassion. Et moi, je me retrouve coinc\u00e9e derri\u00e8re cette paroi, r\u00e9duite \u00e0 regarder sans pouvoir m\u2019approcher, sans pouvoir simplement lui tendre une main et surtout sans pouvoir \u00eatre l\u00e0 comme une assistante sociale doit l\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette sc\u00e8ne me marque profond\u00e9ment : comment accueillir quelqu\u2019un dans la dignit\u00e9 quand l\u2019environnement tout entier dit le contraire ? Comment pr\u00e9tendre soutenir une personne quand l\u2019espace qui l\u2019entoure la place d\u2019embl\u00e9e dans une position d\u2019exclusion, de surveillance et d\u2019isolement ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La dimension du contr\u00f4le : un glissement qui d\u00e9passe l\u2019imaginable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le choc s\u2019amplifie lorsque je d\u00e9couvre certaines pratiques institutionnelles que rien, absolument rien dans ma formation, ne me pr\u00e9pare \u00e0 rencontrer<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Instagram comme outil de sanction<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019un \u00e9change, une assistante sociale raconte presque fi\u00e8rement comment elle a \u00ab d\u00e9masqu\u00e9 \u00bb une personne gr\u00e2ce \u00e0 son profil Instagram. Le compte \u00e9tant public, elle fait des captures d\u2019\u00e9cran et transmet celles-ci afin de justifier une suppression de revenu d\u2019int\u00e9gration.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, un r\u00e9seau social public est accessible \u00e0 tous : n\u2019importe qui peut voir nos photos, nos statuts, nos commentaires, nos moments de vie partag\u00e9s parfois sans r\u00e9fl\u00e9chir, parfois sans r\u00e9aliser qu\u2019ils peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s, sortis de leur contexte ou instrumentalis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais que ces informations accessibles \u00e0 tout un chacun puissent devenir une arme d\u00e9cisionnelle dans les mains d\u2019une assistante sociale\u2026 l\u00e0, la ligne est franchie. Car un r\u00e9seau social, ce n\u2019est PAS un outil d\u2019\u00e9valuation de la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est difficile d\u2019imaginer qu\u2019un outil con\u00e7u pour partager puisse devenir un outil de sanction. Il est tout aussi difficile d\u2019admettre qu\u2019une assistante sociale, cens\u00e9e prot\u00e9ger, \u00e9couter et accompagner, puisse utiliser ces espaces publics comme un moyen de rep\u00e9rer, de surveiller ou de pi\u00e9ger une personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas le caract\u00e8re public d\u2019un r\u00e9seau social que je remets en question mais la mani\u00e8re dont il est utilis\u00e9. Je sais d\u00e9j\u00e0 que l\u2019\u00e9thique et la dignit\u00e9 doivent guider nos pratiques\u2026 et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cela que voir ces principes ignor\u00e9s me choque profond\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fouiller un compte Facebook \u00e0 la recherche d\u2019un mensonge<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis aussi t\u00e9moin d\u2019un moment o\u00f9, quelques minutes apr\u00e8s le d\u00e9part d\u2019une femme enceinte venue avec son cousin, ma ma\u00eetre de stage ouvre Facebook pour v\u00e9rifier s\u2019il ne s\u2019agit pas du p\u00e8re de l\u2019enfant. Le simple fait qu\u2019elle ait entendu le mot \u00ab chou \u00bb, et que cela lui paraisse \u00e0 elle \u00e9trange ou suspect, suffit \u00e0 d\u00e9clencher une v\u00e9rification.<\/p>\n\n\n\n<p>Encore une fois, je me demande : \u00c0 quel moment cesse-t-on d\u2019\u00e9couter pour pr\u00e9f\u00e9rer surveiller ? Ce geste devient un r\u00e9flexe, presque automatique, comme si la parole des personnes n\u2019a plus aucune valeur en soi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Prendre le GSM d\u2019une b\u00e9n\u00e9ficiaire et v\u00e9rifier ses transactions bancaires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une autre sc\u00e8ne me marque profond\u00e9ment : une jeune femme, au bord des larmes, se voit demander son GSM. Son application bancaire est ouverte pour que l\u2019on puisse v\u00e9rifier ses d\u00e9penses, son loyer, ses retraits. Je sais pourtant, parce que je me suis renseign\u00e9e, que le CPAS ne peut pas syst\u00e9matiquement exiger l\u2019acc\u00e8s direct aux comptes et que la personne n\u2019a aucune obligation de justifier chacune de ses d\u00e9penses au centime pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les extraits peuvent \u00eatre demand\u00e9s dans certains cas, oui, mais l\u2019ouverture d\u2019un compte bancaire sous les yeux du b\u00e9n\u00e9ficiaire, ce contr\u00f4le intrusif et imm\u00e9diat\u2026 \u00e7a, rien ne l\u2019impose. Et surtout, rien ne le justifie humainement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce moment-l\u00e0, la pr\u00e9cision des montants semble plus importante que la pr\u00e9cision de ses mots. La preuve comptable plus importante que sa d\u00e9tresse rendue invisible par la logique du contr\u00f4le. La suspicion plus forte que l\u2019\u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<p>Et moi, face \u00e0 elle, je sens son malaise, sa honte, son humiliation presque palpable. Je pense \u00e0 tout le courage qu\u2019il faut pour franchir la porte d\u2019un CPAS\u2026 et au peu de douceur qu\u2019elle re\u00e7oit en retour.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quand mes propres limites rencontrent celles de l\u2019institution<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pr\u00e9tends pas et ne pr\u00e9tendrai jamais, \u00eatre la future assistante sociale parfaite. Des erreurs, j\u2019en ai certainement d\u00e9j\u00e0 commises, peut-\u00eatre m\u00eame sans m\u2019en rendre compte et j\u2019en ferai encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne comprends pas comment on peut travailler depuis tant ann\u00e9es dans le social, au c\u0153ur m\u00eame d\u2019un m\u00e9tier qui place l\u2019humain au centre, tout en restant \u00e0 des millions de kilom\u00e8tres de la personne concern\u00e9e alors qu\u2019elle se trouve juste l\u00e0, en face, \u00e0 port\u00e9e de regard. Voir cette distance me fait mal, presque physiquement. Comme si l\u2019humanit\u00e9 s\u2019effa\u00e7ait lentement derri\u00e8re un r\u00f4le, une fonction, une habitude institutionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 que je r\u00e9alise quelque chose d\u2019encore plus d\u00e9rangeant : ce dont je suis t\u00e9moin d\u00e9passe le cadre du m\u00e9tier d\u2019assistante sociale. Cela va au-del\u00e0 des comp\u00e9tences, au-del\u00e0 des proc\u00e9dures, au-del\u00e0 m\u00eame du r\u00f4le tel qu\u2019on nous l\u2019enseigne. Je vois des attitudes qui ne refl\u00e8tent pas l\u2019accompagnement mais le jugement. Je vois des mani\u00e8res de faire qui mettent la suspicion avant la relation. Je vois des r\u00e9flexes institutionnels qui semblent s\u2019\u00eatre install\u00e9s au point de devenir normaux alors qu\u2019ils n\u2019auraient JAMAIS d\u00fb l\u2019\u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce foss\u00e9 immense entre ce que le m\u00e9tier devrait \u00eatre et ce que je vois parfois qu\u2019il devient me bouleverse profond\u00e9ment. Il m\u2019oblige \u00e0 revenir \u00e0 l\u2019essentiel : qui je veux \u00eatre dans ce m\u00e9tier et quelles valeurs je refuse de perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>Et malgr\u00e9 tout ce que je vis durant ce stage, une conviction demeure : c\u2019est vers l\u2019humain que je veux me tourner. Vers la rencontre, la compr\u00e9hension, la bienveillance. Vers cette mani\u00e8re d\u2019\u00eatre au monde et \u00e0 l\u2019autre qui repr\u00e9sente le v\u00e9ritable c\u0153ur du travail social.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9tudiante qui se forme au m\u00e9tier d\u2019assistante sociale<\/p>\n\n\n\n<p><em>(Par souci de discr\u00e9tion, notre t\u00e9moin a souhait\u00e9 rester anonyme)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>03\/02\/26 &#8211; Carte blanche https:\/\/pro.guidesocial.be\/articles\/carte-blanche\/article\/stage-d-assistante-sociale-ce-que-je-n-etais-pas-prete-a-accepter? 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