{"id":718,"date":"2026-02-05T08:53:56","date_gmt":"2026-02-05T07:53:56","guid":{"rendered":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/?p=718"},"modified":"2026-02-05T08:54:15","modified_gmt":"2026-02-05T07:54:15","slug":"le-developpement-personnel-outil-dadaptation-au-capitalisme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/2026\/02\/05\/le-developpement-personnel-outil-dadaptation-au-capitalisme\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9veloppement personnel, outil d&rsquo;adaptation au capitalisme"},"content":{"rendered":"\n<p>[Texte de <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/permalink.php?story_fbid=pfbid03PyLWjyq6MWrgHyR3TBX7aSe8EXEsPtxfLdaKNreANStcPxvzwTcxUza1YYYuxjSl&amp;id=61578935066829\">Chronik.be<\/a>]<\/p>\n\n\n\n<p>Hier soir, comme souvent, je discute longuement avec ma femme. On parle des d\u00e9rives qu&rsquo;on observe dans certaines formations de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement personnel\u00a0\u00bb. Pas toutes, \u00e9videmment. Mais assez pour que \u00e7a questionne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9veloppement personnel s&rsquo;est impos\u00e9 comme la r\u00e9ponse par d\u00e9faut au mal-\u00eatre social. Dans les entreprises, les m\u00e9dias, les politiques publiques, on le pr\u00e9sente comme une d\u00e9marche d&rsquo;\u00e9mancipation personnelle. Mais si on regarde ce qu&rsquo;il fait concr\u00e8tement, c&rsquo;est autre chose qui appara\u00eet : un accompagnement \u00e0 l&rsquo;adaptation. Il ne s&rsquo;agit pas de changer les conditions qui produisent la souffrance, mais d&rsquo;apprendre \u00e0 mieux les supporter.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 30 ans, les pratiques li\u00e9es au bien-\u00eatre sont en plein essor. M\u00e9ditation, yoga, journaling, je\u00fbne intermittent. \u00c0 la cl\u00e9, la promesse d&rsquo;un bonheur total, d&rsquo;un esprit apais\u00e9, d&rsquo;un corps en bonne sant\u00e9. Le march\u00e9 s&rsquo;est constitu\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 90, mais c&rsquo;est dans les ann\u00e9es 2010 que tout explose. YouTube voit se multiplier les publications, les coachs et th\u00e9rapeutes se reconvertissent en influenceurs ou cr\u00e9ateurs de contenus sur les r\u00e9seaux sociaux. Ou l&rsquo;inverse, des influenceurs et influenceuses se convertissent en \u00ab\u00a0th\u00e9rapeute\u00a0\u00bb. Le chiffre d&rsquo;affaires atteint 4400 milliards de dollars par an, avec un secteur en pleine expansion qui s\u00e9duit un public toujours plus vaste, port\u00e9 par l&rsquo;engouement pour le self care, la culture New Age ou la qu\u00eate de la meilleure version de soi.<\/p>\n\n\n\n<p>Thierry Jobard, sur la cha\u00eene \u00c9LUCID, parle d&rsquo;un \u00ab\u00a0bonheur destructeur\u00a0\u00bb pour qualifier ce march\u00e9. L&rsquo;expression est juste. Ce qui se vend sous l&rsquo;\u00e9tiquette du bien-\u00eatre finit par d\u00e9truire les solidarit\u00e9s, les liens collectifs, la capacit\u00e9 m\u00eame \u00e0 penser les probl\u00e8mes autrement que par le prisme individuel.<\/p>\n\n\n\n<p>La souffrance au travail, la pr\u00e9carit\u00e9, l&rsquo;instabilit\u00e9 des parcours ne sont plus lues comme les cons\u00e9quences de choix \u00e9conomiques et politiques. Elles deviennent des exp\u00e9riences individuelles \u00e0 traverser, des occasions de croissance personnelle. Ce glissement est discret mais massif. Ce qui relevait du collectif, des rapports de force, des protections sociales, des luttes, est rabattu sur le registre du v\u00e9cu personnel. Et du coup, les conditions mat\u00e9rielles d&rsquo;existence disparaissent du champ de vision.<\/p>\n\n\n\n<p>On le voit partout. Des gens <a href=\"https:\/\/l.facebook.com\/l.php?u=http%3A%2F%2Fxn--puis-9oae.es%2F%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwMmlYbUV3QmZ5NU1QMnY1dnNydGMGYXBwX2lkEDIyMjAzOTE3ODgyMDA4OTIAAR6C1N3fy8nTliaygRpmjRgir1Kg7CySWdC7wl-TtChPp4Ezqxjx5rsQqOxKWw_aem_9Aen_TnVCzdDLnenBd-bgw&amp;h=AT0w0uIobV9goJVMUsTJsWxQOKoyuT9PRqxCGNBXJC0AIdzV5qLlLyYA1l8YdDI8-jBuEQOp0hdQsHM8Xq721TQmaljsCT_KlAhs-jTafp4dlJIp5kK-Fer6B8fHHXAHPlNxr8106zNqPcMhOA&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT2im7B_9az78c8SKqQ58PveOdxKG-foi6uVh4-Ei3CMGC0W6ap1ETfI99tJTo4l76lf7HM6xVaIphNl0fBZZAm3PkW3GFAdl7rR2TPVuNymRWC6uD7fT9SgrZvFRhcvoQPe1QKKvQqRYgqLmInOBdfZ3nR8qeKqUj6ZUAARO9dOqjZABOe4dqOoUEcgkjHLE-DuEWRx1aZHCJFkTOjcRM1wpAvd23M\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">\u00e9puis\u00e9.es<\/a> par des conditions de vie impossibles \u00e0 qui on propose des ateliers de gestion du stress, des formations pour apprendre \u00e0 mieux communiquer leurs besoins, des sessions de m\u00e9ditation. Comme si le probl\u00e8me \u00e9tait qu&rsquo;ils et elles ne savent pas g\u00e9rer leurs \u00e9motions face \u00e0 l&rsquo;absence de logement. Comme si une meilleure hygi\u00e8ne de vie allait compenser un syst\u00e8me d&rsquo;aide sociale qui ne fonctionne plus. La vraie question n&rsquo;est jamais pos\u00e9e : pourquoi ces personnes se retrouvent dans ces situations ?<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les crises successives s&rsquo;encha\u00eenent et que le futur peut sembler incertain, les d\u00e9sillusions soci\u00e9tales et politiques ont tendance \u00e0 favoriser les pratiques li\u00e9es au bien-\u00eatre. Le Bureau du plan publiait en f\u00e9vrier dernier son rapport annuel sur les indicateurs de d\u00e9veloppement durable, r\u00e9v\u00e9lant que le niveau de bien-\u00eatre des Belges n&rsquo;avait plus \u00e9t\u00e9 aussi bas depuis pr\u00e8s de 20 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Un march\u00e9 consid\u00e9rable s&rsquo;est constitu\u00e9 autour de ce mal-\u00eatre. Formations en ligne \u00e0 plusieurs milliers d&rsquo;euros, stages en pr\u00e9sentiel, livres qui se vendent par dizaines de milliers d&rsquo;exemplaires. Tout promet de d\u00e9bloquer son potentiel, d&rsquo;aligner ses \u00e9nergies, de manifester l&rsquo;abondance. On y convoque la physique quantique pour expliquer que nos pens\u00e9es cr\u00e9ent litt\u00e9ralement notre r\u00e9alit\u00e9, que l&rsquo;univers r\u00e9pond \u00e0 nos vibrations. Ces r\u00e9f\u00e9rences scientifiques d\u00e9tourn\u00e9es donnent une apparence de l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 ce qui rel\u00e8ve essentiellement de la pens\u00e9e magique.<\/p>\n\n\n\n<p>Certaines approches partent pourtant de bases s\u00e9rieuses. Les formations en intelligence \u00e9motionnelle et communication peuvent avoir une utilit\u00e9 r\u00e9elle. Mais quand elles sont d\u00e9tourn\u00e9es, marchandis\u00e9es, vid\u00e9es de leur dimension collective, elles deviennent autre chose. L&rsquo;intelligence \u00e9motionnelle se r\u00e9duit \u00e0 g\u00e9rer individuellement son stress au travail plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 questionner l&rsquo;organisation du travail elle-m\u00eame. La communication devient un outil pour mieux exprimer ses limites personnelles sans jamais nommer les rapports de domination qui rendent ces limites n\u00e9cessaires. Et \u00e7a fonctionne parce que les gens cherchent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment des explications \u00e0 ce qu&rsquo;ils et elles vivent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les formateurs et formatrices occupent une position particuli\u00e8re dans ce syst\u00e8me. Ils et elles se pr\u00e9sentent comme celles et ceux qui ont compris, qui sont pass\u00e9.e.s de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, qui d\u00e9tiennent les cl\u00e9s. Leur propre r\u00e9ussite, souvent celle d&rsquo;avoir r\u00e9ussi \u00e0 vendre du d\u00e9veloppement personnel, devient la preuve de l&rsquo;efficacit\u00e9 de leur m\u00e9thode. Cette posture de \u00ab\u00a0gourou\u00a0\u00bb bienveillant cr\u00e9e une asym\u00e9trie : d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, celles et ceux qui savent et rayonnent, qui publient des bouquins \u00e0 succ\u00e8s, qui accumulent les revenus des formations ; de l&rsquo;autre, celles et ceux qui souffrent et doivent apprendre, qui paient pour acc\u00e9der \u00e0 ces promesses. Le rapport de pouvoir est \u00e9vident, mais il se drape dans le vocabulaire de l&rsquo;accompagnement et de la transformation.<\/p>\n\n\n\n<p>Et il y a quelque chose de particuli\u00e8rement grin\u00e7ant dans cette dynamique. Un petit nombre de formateurs et formatrices vivent dans une position sociale confortable, parfois excellente. Ils et elles ne connaissent pas les difficult\u00e9s dont ils et elles pr\u00e9tendent avoir la solution. Ils et elles ne vivent pas la pr\u00e9carit\u00e9, l&rsquo;\u00e9puisement au travail, l&rsquo;impossibilit\u00e9 de joindre les deux bouts. Mais ils et elles vendent des recettes universelles, comme si leurs conseils pouvaient s&rsquo;appliquer \u00e0 tout le monde, quelle que soit sa situation. Comme si la capacit\u00e9 \u00e0 se lever \u00e0 5h du matin pour m\u00e9diter ne d\u00e9pendait pas de savoir si on a dormi dans un logement d\u00e9cent, si on a les moyens de payer le chauffage, si on ne cumule pas deux boulots pour survivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce discours, tout le monde est cens\u00e9.e pouvoir tirer un enseignement de ce qui lui arrive, quelle que soit sa situation. Comme si la capacit\u00e9 \u00e0 rebondir, \u00e0 se reconstruire, \u00e0 donner du sens ne d\u00e9pendait de rien d&rsquo;autre que de la volont\u00e9. Or cette capacit\u00e9 n&rsquo;a rien d&rsquo;abstrait. Elle d\u00e9pend directement des ressources \u00e9conomiques, sociales, culturelles dont on dispose. Faire comme si tout le monde \u00e9tait \u00e9gale devant l&rsquo;\u00e9preuve, c&rsquo;est masquer ces d\u00e9terminants et produire une vision compl\u00e8tement fauss\u00e9e du r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le capitalisme contemporain, c&rsquo;est particuli\u00e8rement utile. L&rsquo;intensification du travail, la flexibilisation des statuts, l&rsquo;effondrement des protections collectives cr\u00e9ent des tensions permanentes. Le d\u00e9veloppement personnel permet de g\u00e9rer ces tensions sans qu&rsquo;elles d\u00e9bouchent sur des conflits. L&rsquo;\u00e9chec devient un probl\u00e8me personnel, le stress une question de gestion \u00e9motionnelle, l&rsquo;\u00e9puisement un d\u00e9faut d&rsquo;adaptation. Le syst\u00e8me, lui, reste hors de port\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9pla\u00e7ant tout vers l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9, le d\u00e9veloppement personnel d\u00e9politise la souffrance sociale. La col\u00e8re est redirig\u00e9e vers le travail sur soi, les r\u00e9ponses collectives perdent leur l\u00e9gitimit\u00e9. Celles et ceux qui adh\u00e8rent \u00e0 ces discours se laissent bercer par l&rsquo;illusion qu&rsquo;un changement de perspective suffit \u00e0 transformer leur situation. Pendant ce temps, les structures qui produisent leur pr\u00e9carit\u00e9 continuent de fonctionner tranquillement.<\/p>\n\n\n\n<p>Et cette logique a quelque chose de pervers parce qu&rsquo;elle se pr\u00e9sente comme bienveillante. Celui ou celle qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 transformer sa souffrance en le\u00e7on de vie se retrouve implicitement en \u00e9chec. La souffrance cesse d&rsquo;\u00eatre un signal d&rsquo;alarme collectif pour devenir un d\u00e9faut individuel \u00e0 corriger. Cette culpabilisation diffuse maintient l&rsquo;ordre existant tout en donnant l&rsquo;impression d&rsquo;offrir une voie de sortie.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s&rsquo;agit pas de rejeter en bloc toute d\u00e9marche de travail sur soi. Apprendre \u00e0 mieux communiquer, comprendre ses \u00e9motions, d\u00e9velopper certaines capacit\u00e9s peut avoir du sens. Le probl\u00e8me appara\u00eet quand ces outils deviennent la seule r\u00e9ponse \u00e0 des probl\u00e8mes qui ne rel\u00e8vent pas de l&rsquo;individu mais de l&rsquo;organisation \u00e9conomique et sociale. Quand ils servent essentiellement \u00e0 rendre supportable ce qui ne devrait pas l&rsquo;\u00eatre. Quand ils \u00e9vacuent toute interrogation sur les conditions mat\u00e9rielles d&rsquo;existence, sur les rapports de force, sur les choix politiques qui structurent nos vies.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous envisagez de suivre une formation, regardez d&rsquo;abord la posture de celui ou celle qui la propose. Est-ce qu&rsquo;il ou elle reconna\u00eet que les difficult\u00e9s que vous vivez d\u00e9passent votre seule responsabilit\u00e9 individuelle ? Est-ce qu&rsquo;il ou elle prend en compte vos conditions mat\u00e9rielles d&rsquo;existence ou est-ce qu&rsquo;il ou elle vend des recettes universelles qui s&rsquo;appliqueraient \u00e0 toutes et tous de la m\u00eame mani\u00e8re ? M\u00e9fiez-vous de celles et ceux qui transforment votre souffrance en opportunit\u00e9 commerciale. M\u00e9fiez-vous surtout du vocabulaire utilis\u00e9 : si tout ram\u00e8ne \u00e0 votre responsabilit\u00e9 individuelle, \u00e0 votre capacit\u00e9 \u00e0 changer votre \u00e9tat d&rsquo;esprit, sans jamais nommer les structures qui produisent les situations, c&rsquo;est un signal d&rsquo;alerte. Une formation s\u00e9rieuse reconna\u00eet les limites de ce qu&rsquo;elle peut faire face \u00e0 des probl\u00e8mes syst\u00e9miques. Elle n&rsquo;\u00e9vacue pas le r\u00e9el, elle aide \u00e0 mieux le comprendre et \u00e0 agir dessus, collectivement si n\u00e9cessaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La question n&rsquo;est pas de savoir comment mieux vivre les situations qu&rsquo;on nous impose, mais pourquoi ces situations existent et se multiplient. Est-ce qu&rsquo;on veut vraiment d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 chacun.e doit devenir son propre th\u00e9rapeute, son propre coach, son propre gestionnaire de r\u00e9silience ? Ou est-ce qu&rsquo;on pourrait interroger le syst\u00e8me qui produit autant de souffrance qu&rsquo;il faut ensuite apprendre \u00e0 g\u00e9rer individuellement ? Et voir comment agir collectivement pour changer ce syst\u00e8me s&rsquo;il ne nous convient pas. Tant qu&rsquo;on \u00e9vitera cette interrogation, le d\u00e9veloppement personnel continuera de jouer son r\u00f4le : stabiliser un syst\u00e8me qui produit lui-m\u00eame les souffrances qu&rsquo;il pr\u00e9tend aider \u00e0 surmonter.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Texte de Chronik.be] Hier soir, comme souvent, je discute longuement avec ma femme. On parle des d\u00e9rives qu&rsquo;on observe dans certaines formations de \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement personnel\u00a0\u00bb. Pas toutes, \u00e9videmment. Mais assez pour que \u00e7a questionne. Le d\u00e9veloppement personnel s&rsquo;est impos\u00e9 comme la r\u00e9ponse par d\u00e9faut au mal-\u00eatre social. 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