{"id":162,"date":"2025-02-07T23:24:36","date_gmt":"2025-02-07T22:24:36","guid":{"rendered":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/?p=162"},"modified":"2025-02-07T23:24:36","modified_gmt":"2025-02-07T22:24:36","slug":"biodiversite-vers-une-sixieme-extinction-de-masse","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/2025\/02\/07\/biodiversite-vers-une-sixieme-extinction-de-masse\/","title":{"rendered":"Biodiversit\u00e9 : vers une sixi\u00e8me extinction de masse ? (Bruno David)"},"content":{"rendered":"\n<p>(Illustration : <em>Kartenhaus<\/em>, avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur Stefan Haller, <a href=\"https:\/\/www.schlorian.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">schlorian.ch<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"justified\">Bruno David est le directeur du <em>Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle <\/em>de Paris.<br>Ancien chercheur au CNRS, d\u2019une formation initiale en g\u00e9ologie, il est pass\u00e9 \u00e0 la biologie et \u00e0 la pal\u00e9ontologie, et a publi\u00e9 en 2021&nbsp; <em><a href=\"https:\/\/www.grasset.fr\/livres\/laube-de-la-6e-extinction-9782246820123\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c0 l\u2019aube de la 6e extinction : comment habiter la Terre<\/a><\/em>, aux \u00e9ditions Grasset.<br>Dans un remarquable entretien paru sur <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=2egyzS5oEMY\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Greenletter Club<\/a><\/em>, le scientifique nous rappelle que si <strong>le r\u00e9chauffement du climat <\/strong><strong>est d\u00e9sormais<\/strong> un sujet impossible \u00e0 n\u00e9gliger (quoique il y ait des artistes humains de l\u2019impossible, en v\u00e9rit\u00e9 au bord de la pathologie mentale), il <strong>n\u2019est que l\u2019un des deux aspects de la <\/strong><strong>pr\u00e9sente <\/strong><strong>destruction. Le deuxi\u00e8me, tout aussi dangereux pour la vie humaine sur terre, et pas qu\u2019humaine, est la destruction du vivant<\/strong>, soit l\u2019atteinte \u00e0 la biodiversit\u00e9, en cours sur notre plan\u00e8te \u00e0 une vitesse jamais vue dans les temps g\u00e9ologiques. <em>E<\/em>t nous trouvons bien <em>homo sapiens<\/em> \u00e0 la man\u0153uvre, <em>homo sapiens <\/em><em>\u00dc<\/em><em>ber Alles<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous donnons ici un modeste r\u00e9sum\u00e9 susceptible de rappeler quelques notions essentielles sur la biodiversit\u00e9 et les menaces qu\u2019elle encourt, et de figurer dans nos archives sous la rubrique \u00ab&nbsp;Fondamentaux&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1. Ah oui, les dinosaures<\/h2>\n\n\n\n<p>Vers la minute 9:40, l\u2019auteur nous pr\u00e9sente une <strong>remise en perspective de la disparition des dinosaures<\/strong> : la m\u00e9t\u00e9orite g\u00e9ante est bien tomb\u00e9e lors de leur fin, mais leur disparition avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9. Sinon les couches g\u00e9ologiques de l\u2019\u00e9poque seraient remplies de fossiles de dinosaures (10:48), \u2026 et ce n\u2019est pas le cas ! La couche s\u00e9dimentaire est vide, car en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019extinction des dinosaures \u00e9tait entam\u00e9e depuis cinq millions d\u2019ann\u00e9es\u2026<br><strong>Les extinctions du pass\u00e9 n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 brutales<\/strong>, n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 des h\u00e9catombes, mais un ph\u00e9nom\u00e8ne progressif. Et c\u2019est cela qui est inqui\u00e9tant aujourd\u2019hui, entre autres facteurs.<br>S\u2019agissant des dinosaures, pr\u00e9cisons qu\u2019une de leurs \u00ab&nbsp;classes&nbsp;\u00bb a surv\u00e9cu, donnant aujourd\u2019hui les oiseaux. Les dinosaures disparus sont donc appel\u00e9s <strong>non aviens<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux remarques parmi ces autres facteurs du d\u00e9sordre en cours:<br>1. C\u2019est une esp\u00e8ce vivante, la n\u00f4tre, qui est \u00e0 l\u2019origine de la version pr\u00e9sente des extinctions du vivant, lesquelles sont toujours multifactorielles. (12:00)<br>2. La diminution de <strong>l\u2019<\/strong><strong>abondance<\/strong><strong> du vivant<\/strong> (nombres d\u2019individus par esp\u00e8ce, le nombre d\u2019esp\u00e8ces \u00e9tant d\u00e9fini par les sp\u00e9cialistes comme la <strong>richesse<\/strong><strong> du vivant<\/strong>) se fait aujourd\u2019hui \u00e0 une<strong> vitesse jamais vue dans les extinctions anciennes: 100 \u00e0 1.000 fois plus vite<\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2. <strong>Qu\u2019est-ce au fait que la biodiversit\u00e9?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>15:44&nbsp; Il y a plusieurs fa\u00e7ons d\u2019en parler.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Combien d\u2019esp\u00e8ces coexistent? C\u2019est la vision la plus spontan\u00e9e, dite <strong>richesse<\/strong>. Par exemple, le ma\u00efs mondial repose aujourd\u2019hui sur deux esp\u00e8ces. Tandis qu\u2019il y a cinquante ans, un seul village mexicain en cultivait vingt.<\/li>\n\n\n\n<li>Cependant <strong>les <\/strong><strong>abondances<\/strong> de chaque esp\u00e8ce, et leurs valeurs relatives, comptent aussi: pensons \u00e0 la diff\u00e9rence entre un bosquet de 100 arbres de 10 esp\u00e8ces, avec chacune d\u2019entre elles repr\u00e9sent\u00e9e par 10 arbres, et un bosquet de m\u00eames taille et vari\u00e9t\u00e9s, mais o\u00f9 1 esp\u00e8ce compterait 91 arbres, et les 9 autres seulement 1 repr\u00e9sentant.<\/li>\n\n\n\n<li>On peut aussi <strong>peser les esp\u00e8ces<\/strong>. Voir notre point 7.<\/li>\n\n\n\n<li>Les g\u00e8nes encore, comptent eux aussi: quelle est la <strong>diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique<\/strong> au sein de chaque esp\u00e8ce, qui n\u2019est pas sans surprendre&nbsp;: l\u2019ADN de l\u2019esp\u00e8ce humaine compte 3 milliards de bases (les barreaux de sa double h\u00e9lice), mais la tulipe, \u202634 milliards, soit 11 fois plus.<br>Les repr\u00e9sentants d\u2019une esp\u00e8ce enferm\u00e9s dans un p\u00e9rim\u00e8tre fragment\u00e9 du territoire (routes, d\u00e9forestations, \u2026) ne pr\u00e9senteront pas toute la variabilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique de l\u2019esp\u00e8ce enti\u00e8re, et pourraient tout simplement dispara\u00eetre dans cet isolat territorial lorsque les conditions climatiques et autres se modifient.<\/li>\n\n\n\n<li>Enfin, on peut observer les relations et d\u00e9pendances entre esp\u00e8ces : <strong>les \u00e9cosyst\u00e8mes<\/strong>, au sein desquels une esp\u00e8ce se portera mieux ou moins bien selon la pr\u00e9sence ou non d\u2019autres esp\u00e8ces tr\u00e8s diff\u00e9rentes sur le m\u00eame territoire.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Tous ces points de vue \u00e9clairent diff\u00e9remment la notion de biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">3. La migration, potentielle r\u00e9ponse du vivant aux menaces<\/h2>\n\n\n\n<p>30:20 Comment les animaux, en tant qu\u2019esp\u00e8ces, peuvent-ils <strong>migrer, ou pas,<\/strong> en r\u00e9ponse au changement climatique qui d\u00e9place leurs conditions optimales d\u2019habitat.<br>Les papillons comme esp\u00e8ce migrent plus vite que les oiseaux.<br>Il y a des <strong>disjonctions d\u2019aire<\/strong> si la nouvelle aire favorable \u00e0 une esp\u00e8ce se d\u00e9place plus vite que ses capacit\u00e9s de migration: le ch\u00eane ne migre pas tr\u00e8s loin en une g\u00e9n\u00e9ration, car les \u00e9cureuils ne dispersent pas tr\u00e8s loin les glands \u2013 et une g\u00e9n\u00e9ration de ch\u00eane, c\u2019est un peu plus long qu\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de papillon\u2026&nbsp; Notons un exemple r\u00e9cent: la pyrale du buis, papillon asiatique dont les chenilles se nourrissent exclusivement de feuilles de buis, conna\u00eet deux \u00e0 trois g\u00e9n\u00e9rations par an.<br>Notons aussi la limite ind\u00e9passable des migrations vers le haut, plus frais, de la faune et de la flore en montagne, lorsque les temp\u00e9ratures s\u2019\u00e9l\u00e8vent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">4. Les causes<\/h2>\n\n\n\n<p>38:40 <strong>Cinq causes de l\u2019effondrement de la biodiversit\u00e9 actuelle<\/strong> sont bien connues, toutes induites par l\u2019activit\u00e9 d\u2019<em>homo sapiens<\/em>:<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>l\u2019utilisation des sols, leur fragmentation (tr\u00e8s important !) et leur artificialisation (En France : la surface d\u2019un d\u00e9partement tous les sept ou huit ans, soit un terrain de football par cinq \u00e0 sept minutes \u2013 18:38),<\/li>\n\n\n\n<li>la pollution,<\/li>\n\n\n\n<li>le d\u00e9placement d\u2019esp\u00e8ces potentiellement invasives,<\/li>\n\n\n\n<li>la surexploitation des ressources, notamment la p\u00eache marine,<\/li>\n\n\n\n<li>le climat.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p>40:30&nbsp; <strong>La p\u00eache et la cha\u00eene alimentaire.<\/strong><br>Dans le domaine terrestre, nous ne mangeons que de l\u2019herbe (des v\u00e9g\u00e9taux) et des herbivores. Dans le domaine marin, nous mangeons des carnivores jusqu\u2019\u00e0 des carnivores de niveau 2, se nourrissant eux-m\u00eames de carnivores. C\u2019est beaucoup plus pr\u00e9dateur sur les ressources.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">5. L\u2019ignorance des \u00e9lites surtout en pays latins<\/h2>\n\n\n\n<p>47:10 Bruno David d\u00e9plore la <strong>g<\/strong><strong>rande m\u00e9connaissance de la nature par les \u00e9lites<\/strong>, form\u00e9es \u00e0 autre chose dans les grandes \u00e9coles, ce qui pour Bruno David est \u00ab&nbsp;<em>presque inadmissible<\/em>&nbsp;\u00bb .<br>\u00ab&nbsp;<em>L\u2019histoire naturelle ne fait pas partie des exigibles dans la culture <\/em><strong>en France, (\u2026) comme dans l\u2019ensemble des pays latins<\/strong><em>&nbsp;\u00bb <\/em>. Si la prise de conscience de la question de la biodiversit\u00e9, premi\u00e8re \u00e9tape avant l\u2019action, progresse actuellement, il lui para\u00eet que <strong>le lib\u00e9ralisme et la mondialisation, \u00ab&nbsp;c\u2019est certain que ce n\u2019est pas bon pour la biodiversit\u00e9. (\u2026) Il faut des r\u00e9gulations&nbsp;\u00bb<\/strong><em> .<\/em> Les composantes d\u2019un jeans achet\u00e9 en Europe ont parcouru 50.000 kilom\u00e8tres. C\u2019est une absurdit\u00e9 \u00e0 laquelle il faut mettre un frein.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">6. \u2026et fin (de l\u2019entretien)<\/h2>\n\n\n\n<p>Bruno David termine par un <strong>appel aux petits gestes des individus<\/strong>\u2026 Ce qui n\u2019est pas vraiment le c\u0153ur de cible <em>d\u2019<\/em><em>Attac<\/em>&nbsp;: notre ami a bien \u00e9voqu\u00e9 les n\u00e9cessaires r\u00e9gulations.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">7. (Ajout&nbsp;: ) Comment <strong>peser<\/strong> la biodiversit\u00e9 sur terre&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>Les scientifiques recourent au <strong>poids carbone<\/strong> : on dess\u00e8che le vivant et on p\u00e8se le poids carbone.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, que donnent les chiffres, ici fournis par <a href=\"https:\/\/www.larecherche.fr\/edito\/le-poids-du-vivant\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.larecherche.fr\/edito\/le-poids-du-vivant<\/a>&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Le total terrestre&nbsp;de la biomasse&nbsp;: 550 milliards de tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p>1. Les plantes&nbsp;: 450.<\/p>\n\n\n\n<p>2. Les bact\u00e9ries&nbsp;: 80.<\/p>\n\n\n\n<p>3. Les champignons&nbsp;: 12 milliards de tonnes<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. <\/strong><strong>Les animaux&nbsp;: 2.<br>Deux milliards de tonnes sur cinq cent cinquante. Soit 0,36% du vivant.<\/strong><br>Ceci indique \u00e0 quel point les animaux, dont <em>homo sapiens<\/em>, sommes tout petits dans la vie sur la Terre, et \u00e0 quel point il serait illusoire de consid\u00e9rer ou d\u2019esp\u00e9rer que la destruction des insectes ou des lombrics sur cette plan\u00e8te puissent nous laisser indemnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les animaux, nous avons&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>5. les arthropodes \u2013 insectes, arachnides, myriapodes \u2013 qui arrivent en t\u00eate : 1 milliard de tonnes<\/p>\n\n\n\n<p>6. suivis par les poissons&nbsp;: 700 millions de tonnes,<\/p>\n\n\n\n<p>7. puis \u00e0 \u00e9galit\u00e9, les mollusques et les ann\u00e9lides (les vers)&nbsp;: 200 millions de tonnes chacun.<\/p>\n\n\n\n<p>8. Les animaux domestiques&nbsp;: 100 millions de tonnes. <strong>14,5 fois l\u2019ensemble des mammif\u00e8res sauvages.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>9. <em>Homo sapiens&nbsp;<\/em><strong>: un peu plus de la moiti\u00e9 des mammif\u00e8res domestiques, 60 millions de tonnes, soit 8,5 fois les mammif\u00e8res sauvages. Autrement dit, 0.01% du vivan<\/strong><strong>t, ou <\/strong><strong>1% de % !, sur cette plan\u00e8te.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>10. Les mammif\u00e8res sauvages : 7 millions de tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p>11. Les oiseaux sauvages : 2 millions de tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230; Bonne m\u00e9ditation&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Illustration : Kartenhaus, avec l\u2019autorisation de l\u2019auteur Stefan Haller, schlorian.ch) Bruno David est le directeur du Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Paris.Ancien chercheur au CNRS, d\u2019une formation initiale en g\u00e9ologie, il est pass\u00e9 \u00e0 la biologie et \u00e0 la pal\u00e9ontologie, et a publi\u00e9 en 2021&nbsp; \u00c0 l\u2019aube de la 6e extinction : comment habiter la Terre,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":172,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-162","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-biodiversite"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=162"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/162\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":177,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/162\/revisions\/177"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/172"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/liege.attac.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}